5 centimètres, c’est assez près pour me toucher

L’autre jour, au boulot, par une suite de circonstances que je ne mentionnerais pas, je me suis retrouvé à programmer sur plus d’écrans qu’à mon habitude. J’avais un peu l’impression de me retrouver à la fin de Byousoku 5cm.

Pourquoi ?
Et de me demander, immédiatement après que la pensée me sois venue à l’esprit : pourquoi ? Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive. Pourquoi est-ce que je pense aux films de Makoto Shinkai lorsque ma vie de tous les jours pourrait tout aussi bien m’évoquer Le voyage de Chihiro (lorsque je voyage, pour aller au boulot) ou Death Note (lorsque je réfléchis avant d’agir) ?
C’est loin d’être tout, mais je suis tenté de répondre que les thèmes et les personnages dans un Makoto Shinkai sont tout simplement plus proches de moi que ceux abordés par un Miyazaki ou une série de Jump. Lorsque j’ai vu Byousoku 5cm pour la première fois, j’ai été immédiatement touché par Takaki et Akari dans Oukashou, la première partie du film. Je me suis rappelé ma propre primaire, lorsque j’avais des discussions tout à fait similaires avec mon meilleur ami de l’époque. (La principale différence entre nos deux histoires, c’est que mon ami n’est pas une fille et que je ne l’ai pas embrassé sous un cerisier en fleur.) De même, lorsque Takaki, dans la deuxième partie, Cosmonaut, rêve de l’espace et de fusées, je me rappelle encore mon intérêt soutenu pour le sujet lors d’années plus tendres. Enfin, quand Takaki devient programmeur, il est très difficile de ne pas m’y identifier.
Est-ce pour cette raison que Makoto Shinkai rencontre, me semble-t-il, moins de succès lorsque je montre ses chefs-d’œuvre à un public non-otaku ?
Il est pourtant tentant d’affirmer que peu importe les thèmes abordés et la similitude des personnages avec le lecteur, et que ce qui touche, c’est la qualité intrinsèque d’une œuvre, son style de narration, la construction de son histoire, l’intérêt de ses personnages. Il est vrai que peu d’entre nous sont fans de Chaos;Head, dont le visionnage est pourtant agréable. L’importance de ces facteurs est évidente, indéniable, et capitale. Néanmoins, on ne peut pas négliger le simple plaisir du thème qui nous touche.
Comments
Je me suis senti d’autant plus intime avec la trame de Byousoku 5cm que je me trouvais… dans un train quand j’ai regardé la première partie. Je rentrais chez moi et le trajet devait durer 4h. C’est sûr qu’on se sent plus proche d’un personnage banal comme Takaki que d’un Light Yagami mais c’est pas pour autant que je n’ai pas apprécié Death Note.
Sympa ton blog, je découvre à l’instant. J’aime beaucoup le style. J’alimente mon GR =)
Cet article est faible, tu peux me refaire ça en plus beau ? Et en enlevant le SUPER SPECIAL de la fin, ça fait tache = )
Ah et je préfère le design d’avant.